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Date de la soutenance :
Horaires :
14h00
Adresse :
Centre Sainte-Barbe (3è étage) - 4 rue Valette, 75005 PARIS -Salle Collinet
Jury :
Cette thèse analyse les usages multiples que les groupes d’intérêt économiques turcs (GIE) développent dans leur rapport à l’Europe depuis les années 2000. Elle examine dans quelle mesure l’Europe est mobilisée comme ressource stratégique, cognitive et de légitimation par ces acteurs, et comment, en retour, leur participation aux arènes européennes transforme leurs pratiques, leurs répertoires d’action et leurs identités organisationnelles. La recherche interroge également un « moment charnière » au début des années 2000, marqué par l’arrivée de l’AKP, l’essor d’une diplomatie économique ambitieuse et l’éloignement progressif de la perspective d’adhésion. Les trois hypothèses structurent l’analyse : (H1) les crises politiques – ruptures dans les négociations, crise migratoire, tentative de coup d’État de 2016 – reconfigurent les objectifs et les modes d’action des GIE ; (H2) l’Europe est utilisée de manière différenciée, tantôt comme levier de démocratisation, tantôt comme espace d’influence pour les acteurs alignés sur le gouvernement ; (H3) malgré les tensions politiques, les priorités économiques demeurent centrales, notamment autour du Pacte vert européen et de la modernisation de l’union douanière. La thèse montre enfin que, dans un contexte de fragilisation du cadre institutionnel entre Ankara et Bruxelles, certains Groupes d’intérêt économiques en viennent à assumer une fonction de médiation économique, donnant forme à une diplomatie d’intérêts économiques opérant à l’intersection de deux espaces politiques.