Les plateformes numériques en droit privé

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Docteur : Loïc BREHIN

Directeur : Mme Marie-Élodie ANCEL

Discipline : Droit

Date de la soutenance :

Date de la soutenance
07 mai 2026

Horaires :

14h00

Adresse :

Centre Sainte-Barbe (3è étage) - 4 rue Valette, 75005 PARIS 
Salle Collinet

Jury :

  • Marie-Elodie ANCEL, Professeur des universités, Université Paris-Panthéon-Assas, Directrice de thèse
  • Thibault DOUVILLE, Professeur des universités, Université de Caen Normandie, Rapporteur
  • Suzanne LEQUETTE, Professeur des universités, Université de Picardie Jules Vernes, Rapporteure
  • Jean-Sebastien BORGHETTI, Professeur des universités, Université Paris-Panthéon-Assas, Examinateur
  • Fabienne JAULT-SESEKE, Professeur des Universités, Université de Versaille Saint-Quentin-en-Yvelines (Paris-Saclay), Examinatrice
  • Grégoire LOISEAU, Professeur des universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Président 

De multiples services d’intermédiation sont communément désignés comme des plateformes numériques. Le droit privé paraît occuper un rôle marginal dans les textes spéciaux récemment adoptés pour les régir. La thèse recherche donc la place que conserve le droit privé, en général, au regard du droit de l’Union européenne, et le droit privé français, en particulier, au regard du droit international privé. Une étude conduite sous l’angle du droit privé se révèle ensuite riche d’enseignements. Elle permet de mieux comprendre le fonctionnement des plateformes numériques. L’inscription de chaque utilisateur sur la plateforme passe par la conclusion d’un contrat avec l’opérateur du service. Déterminer la nature de cet acte suppose de tenir compte de son intégration dans un réseau de contrats. L’utilisation de la plateforme fait naître différents rapports d’obligation, de nature délictuelle ou contractuelle, qui présentent des spécificités liées à leur contexte d’apparition. Le droit privé peut également jouer un rôle complémentaire, mais essentiel, pour renforcer l’encadrement des plateformes numériques. Le domaine de l’irresponsabilité civile dont bénéficient les opérateurs au titre de l’activité des utilisateurs n’est, en effet, pas absolu. Rien n’empêche de rechercher la responsabilité des opérateurs au titre de leur activité propre. L’étude de cette activité sous l’angle du droit privé conduit à y voir l’expression d’un pouvoir. Elle appelle donc la mise en oeuvre de différentes formes de contrôle judiciaire. Des règles générales de droit privé permettent alors de compléter les mécanismes de contrôle prévus par le droit spécial, importants, mais à certains égards insuffisants.