L'ouvrage est paru le 3 novembre 2020 aux Éditions Panthéon-Assas
Les Éditions Panthéon-Assas, piliers de la recherche de l'université Paris 2 Panthéon-Assas, mettent en lumière, depuis 1998, les travaux des enseignants et docteurs issus de toutes les disciplines de l'université : droit, science politique, économie, gestion et sciences de l’information et de la communication.
Ce mois-ci, les Éditions Panthéon-Assas ont publié les mélanges de l’École doctorale de droit privé de l’université Paris 2 et les actes du colloque Le droit pénal au défi du numérique, sous la direction de Thierry BONNEAU et Agathe LEPAGE, professeurs à l'université Paris 2 Panthéon-Assas. Sous le titre Information, numérique et innovations, cet ouvrage réunit les contributions de chercheurs et de professionnels pour offrir aux sujets traités la plus grande diversité de points de vue. Le résultat est riche, éclairant et prospectif.
À l’occasion de la parution de ces premiers mélanges de l’École doctorale, les professeurs Thierry BONNEAU et Agathe LEPAGE se sont prêtés au jeu de l’interview pour en faire une présentation.
Thierry BONNEAU et Agathe LEPAGE – L’information est un thème qui est omniprésent dans notre société. La transparence doit y être toujours plus transparente et cela en affecte tous les pans. Aussi un tel thème est-il transversal et ne peut-il que susciter des études et réflexions, quelle que soit la spécialité du juriste. La même réflexion vaut pour les nouvelles technologies dont la blockchain est l’une des illustrations les plus criantes, le digital finance package publié en septembre 2020 le démontre une nouvelle fois.
L’ouvrage s’adresse à tous ceux qui sont intéressés par le thème couvert par le présent ouvrage, donc potentiellement à tout juriste ! Que l’on soit professionnel, universitaire ou étudiant, on ne peut que s’enrichir par la réflexion qui y est menée.
Ces menaces se concrétisent sous la forme notamment de cyberattaques, qui frappent aussi bien les particuliers que les entreprises ou les administrations publiques. En droit pénal de fond, on observe une pluralité de fronts, selon que le juge peut trouver dans les qualifications déjà existantes une réponse idoine à des actes commis ou facilités par le numérique (par exemple, l’escroquerie) ou que le législateur intervient pour construire un droit pénal propre au numérique. Ainsi s’ajoutent, de plus en plus nombreuses, aux incriminations générales, des incriminations spécifiques au numérique, pour assurer la répression d’atteintes à la personne ou aux biens. La procédure pénale n’est pas en reste. Géolocalisation, utilisation de l’Imsi Catcher, infiltration numérique sont des manifestations, parmi bien d’autres, de l’adaptation de la procédure pénale au numérique, au-delà même de la lutte contre les infractions commises dans le cyberespace.
La question est difficile. À l’évidence, l’ouvrage contribue à la réflexion et est donc un moyen de discerner le faux du vrai. Il n’en reste pas moins que c’est l’éducation qui va permettre à chacun d’être conscient de la véracité des propos tenus par les uns et les autres. De ce point de vue, l’ouvrage est d’un apport qui nous paraît essentiel.
Recherche
Partager cette page