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Pensée contemporaine

Les groupes de société et le droit du travail

Cet ouvrage est issu d'un colloque organisé par l'Institut d'études européennes et internationales du travail et le Laboratoire de droit social de l'université Panthéon-Assas, le 3 avril 1998, au Palais de justice de Paris.

Le groupe de sociétés passionna, naguère, les commercialistes. Il passionne aujourd'hui, aussi, le travailliste. De cet engouement, les raisons n'ont pas varié : la réalité économique est souvent celle des groupes ; la réalité juridique, à s'en tenir à la norme légale, est ordinairement celle de l'entreprise. Envahi et reconstruit par le droit du travail, le droit des groupes de sociétés (et au-delà, celui des groupes d'entreprises) est soumis à la rude épreuve de l'irruption d'une logique qui n'est pas celle à laquelle il avait été jadis accoutumé. Et lorsque le droit du travail donne l'impression d'admettre et reconnaître l'existence du groupe, il est permis de se demander s'il ne la reconnaît pas pour mieux la nier. Lorsqu'il impose la présence d'un comité de groupe, ne s'agit-il pas, au nom d'une version édulcorée de la reconstitution de la collectivité de travail, de nier les barrières dressées par le droit des sociétés ? N'en est-il de même lorsque, dans les groupes de dimension communautaire, il sollicite la présence d'un comité d'entreprise européen ? N'est-ce point suggérer que le groupe au sens du droit du travail est une entreprise ?

À ces questions et à d'autres le présent ouvrage, s'attache à répondre.

Avec les contributions de Paul-Henri Antonmattéi, Bernard Boubli, Gérard Couturier, Françoise Favennec-Hery, Pascal Lagoutte, Jean-Marc Lavallart, Jacques Nicolas, Gérard Vacher, et Pierre-Yves Verkindt.

Responsabilité pénale et vie publique en France et à l'étranger

Cet ouvrage est issu d'un colloque organisé par le Centre d'études constitutionnelles et politiques de l'université Panthéon-Assas, le 1er octobre 1999.

La France est-elle entrée dans l'ère de la société contentieuse, de la pénalisation de la vie publique et doit-on sérieusement rapprocher la question de la mise en cause pénale du chef de l'État de l'inculpation de hauts fonctionnaires ou d'élus locaux ? En tous les cas, il y a lieu de constater la connexité des situations, sans pour autant les placer sur le même plan. Elles révèlent que, derrière l'idée de pénalisation de la vie publique qui consacre une certaine perte d'autonomie d'un droit public au regard du droit pénal, ce phénomène complexe s'inscrit dans une évolution plus large du droit et de la société.
Aux confins du droit et de la politique et désormais enraciné dans la durée, c'est à l'analyse de cette évolution que ce premier colloque du Centre d'études constitutionnelles et politiques de l'Université Panthéon-Assas s'est livré, dans une perspective pluridisciplinaire et comparative.


Avec les contributions de Philippe Ardant, Denis Baranger, Olivier Beaud, Mario Bettati, Dominique Chagnollaud, Xavier Crettiez, Eric Desmons, Guillaume Drago, Benoît Jeanneau, Philippe Lauvaux, Michel Troper et Elisabeth Zoller.

Le principe de précaution. Aspects de droit international et communautaire

Cet ouvrage est issu d’un colloque organisé par l’Institut des hautes études internationales (IHEI), en coopération avec le Centre de droit européen de l’Université Panthéon-Assas, le 5 mars 2001.

L'ouvrage tente de faire le point sur le principe de précaution dans les deux domaines du droit international et du droit communautaire. Après un rappel sur le contexte philosophique qui a présidé à la naissance de ce principe, il s'interroge, tout d'abord, sur l'histoire et la nature de celui-ci, vues sous l'angle de ces deux droits et à travers la crise majeure de la vache folle. La question de l'émergence et de l'affirmation d'un principe de précaution tant en droit communautaire qu'en droit international général est examinée. La mise en œuvre d'un tel principe, dans la jurisprudence communautaire et dans les rapports adoptés par l'organe de règlement des différends de l'OMC fait l'objet d'études spécifiques.


Avec les contributions de Laurence Boisson de Chazournes, Julien Cazala, Théofanis Christoforou, Pierre-Marie Dupuy, Jacqueline Dutheil de la Rochère, Olivier Godard, Catherine Larrère et Gabrielle Marceau.

La vie des femmes - La presse féminine aux XIXe et XXe siècles

Les neuf contributions de cet ouvrage invitent le lecteur à prendre en considération le rôle de la presse féminine apparemment futile, à la fois révélateur et acteur de la démocratisation de la société, de l’essor de la consommation de masse et des mutations de la morale commune.

La restriction de leurs droits a longtemps maintenu les femmes dans un statut d'infériorité qui n'a significativement évolué qu'à partir des années 1960-1970. Cette libération tardive incite à s'interroger sur la façon dont les générations successives de femmes ont pu considérer leur place dans la société, les relations entre les sexes et exprimer leurs aspirations. La presse destinée au lectorat féminin constitue à cet égard une source précieuse.

Héritière d'une tradition datant du XVIIIe siècle, produit commercial vivant de la publicité, cette presse spécifique a toujours obtenu un vif succès, d'où son importance, compte tenu du rôle qu'elle s'attribue et qu'elle joue peut-être auprès de ses lectrices. De manière plus ou moins explicite, elle leur explique le monde environnant et leur conseille les bonnes manières de s'y insérer et de s'y (bien) comporter afin de parvenir à une vie heureuse.
Les femmes ne constituent pas une catégorie homogène et leur appartenance au même sexe ne transcende pas mécaniquement leur diversité sociale et culturelle. Existerait-il cependant, à l'aune de la presse, une « vie des femmes » (plus ou moins réelle et plus ou moins rêvée), un « entre soi » que l'on pourrait considérer comme un facteur de construction, parmi d'autres, de l'identité sociale du sexe féminin ? Femmes diligentes, efficientes, séduisantes, aimantes : quels ont été, selon la presse, les représentations et les modèles de l'art d'être femme et de vivre au féminin ? Quelles valeurs et quelles normes les sous-tendaient ?
Comment ont-elles évolué au long des XIXe et XXe siècles ? Telles étaient les interrogations d'ensemble d'une journée d'études organisée en avril 2008 par le laboratoire Carism de l'Institut Français de Presse de l'Université Paris 2 Panthéon-Assas auxquelles les contributions rassemblées dans cet ouvrage apportent des éléments de réponse. Elles éclairent la singularité de la presse féminine en tant qu'entreprise médiatique. 

Elles montrent l'évolution et l'ambivalence de ses discours aux lectrices, qui entremêlent identité assignée (l'éternel féminin) et identité en mouvement (les évolutions de leur statut social). Elles invitent à prendre en considération le rôle de cette presse apparemment futile, qui est à la fois un révélateur et un acteur de la démocratisation de la société, de l'essor de la consommation de masse et des mutations de la morale commune.

Ont collaboré au présent ouvrage :

Claire Blandin, Valérie Devillard, Hélène Eck, Nicole Edelman, Gilles Feyel, Caroline Gaye, Stephen Gundle, Sophie Kurkdjian, Cécile Méadel, Nathalie Sonnac, Dominique Veillon.

Les mutations du journalisme en France et au Québec

Cet ouvrage est issu d'un séminaire franco-québécois organisé par l'Institut français de presse de l'université Panthéon-Assas et par le Laboratoire de recherche sur le journalisme de l'université Laval (Québec), les 6, 7 et 8 juillet 2000.

Les transformations qui touchent la profession de journalistes sont aujourd'hui l'objet d'études attentives de la part de nombreux chercheurs. Les constats portés à ce sujet en France sont globalement convergents : emprise croissante des impératifs commerciaux et de la logique marchande, accélération de la vitesse de circulation des informations sous l'effet des nouvelles technologies, essor simultané de la spécialisation et de la polyvalence, relatif manque de crédibilité de la profession aux yeux de l'opinion.


Cet ouvrage a pour ambition de sortir du cadre strictement hexagonal de ces diagnostics et de comparer l'évolution du journalisme en France et au Québec. Mêlant analyses théoriques et études empiriques, des sociologues, des historiens, des juristes et des politistes ont croisé leurs approches pour mieux décrypter les mutations qui ont affecté et qui affectent la profession des deux côtés de l'Atlantique.


Deux angles d'étude ont été privilégiés : d'abord, l'analyse des modifications de l'identité professionnelle des journalistes et plus particulièrement des problèmes liés à leur statut, à leur compétence, à leur style d'écriture et à leurs parcours ; ensuite, l'examen des changements de leurs pratiques professionnelles à travers l'exemple du journalisme politique et du journalisme dit culturel.
Cet essai de comparaison met certes en lumière des similitudes dans l'évolution récente du journalisme en France et au Québec, mais permet aussi de repérer un certain nombre de différences tenant principalement aux caractéristiques culturelles propres à chaque pays. Il laisse également entrevoir la diversité des perspectives théoriques et des approches méthodologiques mobilisées par les chercheurs français et québécois pour aborder l'étude du journalisme. Il offre, en fin de compte, l'occasion de gagner en finesse d'analyse et de compréhension des mutations de cette profession aujourd'hui sur le devant de la scène sociale.


Avec les contributions de Jean de Bonville, Jean Charron, Suzanne Cotte, François Demers, Emmanuel Derieux, Ulric Deschênes, Gilles Feyel, Marie-Françoise Lafosse, Christine Leteinturier, David Mathieu, Erik Neveu, Véronique Nguyên-Duy, Nicolas Pélissier, Remy Rieffel, Denis Ruellan et Thierry Watine.

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